entretien -dossier

Le tourisme, une chance pour la Normandie

Gérard Granier, membre de l’Académie des Sciences Belles Lettres et arts de Rouen, avec laquelle notre magazine collabore régulièrement est également président de la revue Etudes Normandes. Il nous a semblé que le numéro de mars-juin 2019 aurait de quoi intéresser nos lecteurs. Pour nous Gérard Granier dévoile son contenu.

Saviez -vous que les bains de mer sont attestés en Normandie dès 1778, sous la forme d’une maison de santé installée à Dieppe, qui reproduit en France une pratique qui s’était développée à Brighton, en Angleterre, depuis le milieu du XVIIIe siècle ?

Saviez- vous que la ligne de chemin de fer Paris-Rouen fut la première grande ligne en France, mise en service dès 1843, puis prolongée  jusqu’au Havre ainsi que jusqu’à Dieppe en 1847, inaugurant ainsi ce qui s’appellera plus tard les « trains de plaisir » très appréciés le dimanche par les parisiens ?

Deux signes qui montrent que la Normandie fut une des premières régions touristiques en Europe.

C’est ce que nous apprennent François Guillet, historien, et Jacques Belin, membre du comité régional du tourisme, dans le dernier numéro de la revue trimestrielle Études normandes.

Ce numéro, à la fois historique et économique, fait le point sur le poids du tourisme dans notre région, « un concept assez flou qui rapporte gros » comme l’écrit Guy Pessiot, qui a coordonné ce dossier en compagnie de Bruno Lecoquierre, professeur de géographie à l’université du Havre.

Secteur difficile à appréhender, se confondant en partie avec les loisirs, le tourisme représente plus de 40 000 emplois directs en Normandie. C’est un secteur en croissance sensible notamment dans l’ex-Basse-Normandie.

Le numéro présente un focus passionnant sur le boom très spectaculaire des croisières maritimes et fluviales au long de l’Axe Seine… Le Havre a accueilli 129 escales et 386 000 croisiéristes en 2017 ! Et on peut espérer jusqu’à un million de passagers annuels à l’horizon 2025. Sachant que ces touristes étrangers, souvent assez fortunés sont d’un naturel dépensier, cela représenterait une manne annuelle de 5 millions d’euros pour la seule ville du Havre.

Et que dire des croisières fluviales sur la Seine, inexistantes dans les années 1990, et qui ont concerné plus de 100 000 passagers en 2017 se partageant entre 19 bateaux qui desservent les grands sites touristiques séquaniens : Giverny, Chateau-Gaillard, Rouen, les abbayes de la Basse-Seine, Honfleur.

Les deux grandes manifestations normandes de 2019, les 75 ans du débarquement sur les plages du Calvados et de la Manche et la 7 ème édition de l’Armada de Rouen, qui fêtera ses 30 ans sont aussi à l’honneur dans ce dossier. Un numéro à lire sans modération !

Etudes normandes n°9-2019, 8,90 €. En vente en librairie (L’Armitière, Colbert) ou en ligne sur le site Internet http://www.etudesnormandes.fr